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L'Interlude du jour

 
LE CHOIX de la rédaction

Gaïa,
Compagnie Bivouac,
Mise en scène de Maryka Hassi
Création 2026


En deux mots

Cette nouvelle création, contemplative et onirique, interroge notre manière d’habiter le monde. Et plutôt que d’expliquer, Gaïa nous fait éprouver. Le déséquilibre n’est pas seulement le sujet de la pièce : il devient une expérience physique, un langage scénique. La compagnie propose un cirque qui cherche moins la performance technique que les possibilités offertes par des agrès inhabituels et instables – une structure en acier figurant des branchages – et la relation à l’autre et à cet environnement en perpétuel mouvement. Le spectateur observe alors comment les corps vacillent, jouent, et composent avec ce qui bouge, oscillant entre verticalité et horizontalité. Les gestes se réinventent et les situations obligent le corps à s’adapter, faisant de l’instabilité non pas un obstacle, mais une source de créativité


Gaia - Bivouac

Cette nouvelle création, contemplative et onirique, interroge notre manière d’habiter le monde. Et plutôt que d’expliquer, Gaïa nous fait éprouver. Le déséquilibre n’est pas seulement le sujet de la pièce : il devient une expérience physique, un langage scénique. La compagnie propose un cirque qui cherche moins la performance technique que les possibilités offertes par des agrès inhabituels et instables – une structure en acier figurant des branchages – et la relation à l’autre et à cet environnement en perpétuel mouvement. Le spectateur observe alors comment les corps vacillent, jouent, et composent avec ce qui bouge, oscillant entre verticalité et horizontalité. Les gestes se réinventent et les situations obligent le corps à s’adapter, faisant de l’instabilité non pas un obstacle, mais une source de créativité.


L’ensemble de la scénographie devient partenaire de jeu et oblige les artistes à inventer de nouveaux équilibres. L’agrès n’est plus seulement l’instrument d’une prouesse, mais une matière vivante que les circassiens manipulent, montent, démontent in situ, et avec laquelle il faut composer. La musique live de Yanier Hechavarria ne constitue pas un simple accompagnement des performances et participe à la fabrication de cet espace sensible au sein duquel les corps et la scénographie se rencontrent. Il faut sans cesse trouver comment y prendre place, comment cohabiter, comment maintenir un équilibre sans prétendre le figer.


Le cirque devient alors métaphore de la condition humaine. Les artistes ne défient plus seulement la gravité et les lois physiques, ils composent avec elles. De même, l’être humain ne peut plus envisager son environnement comme une réalité qu’il pourrait indéfiniment dominer. Il doit apprendre à composer avec un monde mouvant. Ce pourquoi l’équilibre n’est jamais présenté comme un état définitif et constitue un ajustement permanent. Peut-être est-ce là que réside l’intérêt de cette proposition de la Compagnie Bivouac : nous rappeler que l’équilibre n’est pas l’immobilité, qu’il suppose le mouvement, l’écoute, l’attention à l’autre et à ce qui nous environne.





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