
d’actualité, voire le temps présent, sans être thèse ou reportage"*. Et dans la mise en scène de Porras, si le sujet de la pièce veut interpeller et faire réfléchir, il est davantage traité de manière grotesque qu’avec un réel pessimisme. Les personnages, stupéfiants de démesure et de réalisme, deviennent l’expression d’un monde paradoxal.
professeur ou une citoyenne – qui, malgré la pression des autres, représentent une forme d’espoir contre les ravages de l’amoralité et de la cupidité. Toute la force de la pièce tient donc dans le fait que le projet de vengeance de Claire va s’initier tout seul, sans difficulté. Si au départ les habitants refusent sa proposition, ils se laissent chacun leur tour corrompre peu à peu tout en tâchant de se donner bonne conscience.
