L`Intermède
Le choix de la rédaction aujourd`hui
kedi, ceyda torun, chats, istanbul, tour de galata, bosphore, turquie
à
 la Une de L`Intermède        Instantanés : l`actualité de la photographie
L'édito        Scènes : l`actualité de la danse et du théâtre
L`actualité culturelle à l`étranger        Formes : l`actualité de la sculpture, du design et de l`architecture
L`actualité de la recherche        crans : l`actualité du cinéma et des séries TV
Tous les dossiers        Civilisation : l`actualité des événements liés à des cultures
Toutes les chroniques        Pages : l`actualité de la littérature et du dessin
La rédaction de L`Intermède        Toiles : l`actualité de la peinture
Nous contacter        Sons : l`actualité de la musique

Suivez l`actualité de L`Intermède sur FacebookS`abonner à la newsletter de L`IntermèdeS`abonner au flux RSS de L`IntermèdeRetrouvez nos meilleurs interludes sur notre chaîne YouTube
L`interlude du jour

 
 
 
 
 
Le choix de la rédaction de L`Intermède

Sulki et Sulku ont des conversations intelligentes
Théâtre du Rond-Point
Jusqu'au 10 décembre



En deux mots
 
Il y a Sulki, et il y a Sulku, deux personnages, deux œuvres d’art sorties de Musée Haut, Musée Bas (2004) de Jean-Michel Ribes. S’ils sont parvenus à s’extirper de leur "prison dramaturgique", c’est, pour notre plus grand plaisir, pour continuer à converser ensemble de sujets divers et variés. sulki et sulku, theatre du rond-point, jean-michel ribes, romain cottard, damien danoly, musee haut musee bas, pop art, juliette chanaudRomain Cottard et Damien Zanoly, affublés des costumes chatoyants aux allures de pop art – dessinés par Juliette Chanaud dans des teintes flashy de jaune, orange, et violet – évoluent dans un espace scénique minimaliste qui figure un musée où le seul accessoire est une sorte de piédestal de statue qui constitue pour les personnages un lieu de pause, de réflexion, ou de réification.
 
Avec ce texte, Jean-Michel Ribes retourne à ce qu’il aime tant, dans la veine de Théâtre sans animaux ou Musée Haut, Musée Bas : une écriture libre, dans laquelle les personnages parlent de la société qui les entoure – fonction des œuvres d’arts ? – et de l’actualité, avec dérision et un détachement déroutant.  Ils créent une sorte de "musée imaginaire de leurs idées", dans une conversation à la fois joyeuse, enivrante, surréaliste, voire aporique, où il est question de l’utilité du ballon au football, du Pape qui achète des croquettes pour chat sans gluten, du fait qu’aucune rue en France ne porte le nom de Yann Ploudarec, ou encore du cousin Georges, dont l’urine lui sert de carburant…
 
Le dramaturge et metteur en scène nous propose alors une nouvelle fois ce qu’il qualifie d’'écriture dans le parler", un flot de mots en mouvement, qui se heurtent, jaillissent en un dialogue empli de fantaisie et de liberté, à la fois cocasse et insolite, qui nous détourne momentanément des normes et de nos convictions, pour démontrer joyeusement à quel point notre monde est absurde. Pour Ribes, Sulki et Sulku "regardent le monde à l’envers pour s’apercevoir combien il est ridicule à l’endroit", et constituent en ce sens un "gilet de sauvetage quand vous risquez de vous noyer dans les certitudes des gens qui savent".

 

Émilie Combes
---------------------
Le 25 novembre 2017



Sulki et Sulku ont des conversations intelligentes
Texte et mise en scène de Jean-Michel Ribes
Théâtre du Rond-Point
2 bis avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8e
Du mar au sam : 21h
Dimanche : 15h30

Tarif normal : 31 €
Tarifs réduits : 28 €, 18 €, 16 €, 12 
Rens. : 01 44 95 98 21

Crédits photos : © Giovanni Cittadini Cesi

Le dernier article de la rubrique Scènes

les bacchantes, euripide, theatre 71, sara llorca, dionysos, anna alvaro, ulrich ntoyo, jocelyn lagarrigue, tragédie, folie, theatre sacre
Tous les choix de la rédaction de L`IntermèdeTous les choix de la rédaction de L`Intermède